Photo lors de la célébration de la journée mondiale de l'aide humanitaire à Mopti le 20 août
Au Mali, plus de 5 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire. C’est ce qu’a indiqué la coordinatrice humanitaire des Nations unies au Mali, à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée le 20 août à Mopti. Malgré l’insécurité et les difficultés d’accès, les acteurs humanitaires poursuivent leurs interventions.
Cette année pour la célébration de la Journée de l’aide humanitaires, les organisations humanitaires se sont retrouvées à Mopti autour du thème « Agir pour l’humanité ».
Cette célébration intervient dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements de populations, l’insécurité alimentaire, les épidémies, les inondations et les effets du changement climatique.
L’engagement du gouvernement
Pour la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, le Mali et ses partenaires vont poursuivre leurs actions en faveur des populations déplacées.
« Agir pour l’humanité, c’est faire en sorte que l’assistance parvienne aux populations qui en ont besoin, où qu’elles se trouvent », a-t-elle déclaré.
Le gouvernement entend ainsi répondre aux besoins des populations tout en renforçant leur résilience.
Vers l’autonomie
« Nous devons mieux relier l’urgence, le développement et la paix », a indiqué Hanaa Singer-Hamdy, coordinatrice humanitaire des Nations unies au Mali.
Elle appelle à investir davantage dans les femmes, les jeunes, les moyens de subsistance et les services sociaux. Pour elle, « l’assistance humanitaire doit être une passerelle vers l’autonomie, jamais une dépendance permanente ».
Deux défis majeurs
Pour Abdoul Karim Bah, chef du bureau de la FAO au Mali, la sécurité et l’accès aux populations restent les principaux défis de l’action humanitaire.
« La FAO s’engage aux côtés des autorités maliennes et des différents acteurs humanitaires pour relever ces défis et permettre aux populations vulnérables d’accéder à l’aide humanitaire », explique-t-il.
Des vivres et des produits non alimentaires ont récemment été remis aux personnes déplacées de Kouakourou, arrivées à Mopti. Cette assistance devrait contribuer à atténuer quelque peu leurs difficultés.
Cette célébration rappelle que l’aide humanitaire reste indispensable. Mais au-delà de l’urgence, l’enjeu est désormais de renforcer les moyens de subsistance pour permettre aux populations affectées de retrouver leur autonomie.
Rédaction Biosphère
