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Dans la capitale malienne, l’adage « après la pluie, le beau temps » ne se vérifie pas toujours. Si la pluie apaise temporairement la chaleur et nettoie les rues, elle laisse aussi derrière elle, son lot de désagréments pour les usagers de la route.

Entre flaques d’eau, boue, embouteillages et nids-de-poule, la circulation devient un véritable parcours d’obstacles. Quelques heures plus tard, lorsque l’eau s’évapore, les routes redeviennent praticables… mais un autre problème surgit : la poussière.

De la boue à la poussière

L’érosion emporte sable et graviers, les déposant sur les chaussées. Résultat : une fine poussière recouvre les voies, notamment sur les routes les plus fréquentées. Motocyclistes, piétons, automobilistes… tous en subissent les conséquences. Et dans cette atmosphère chargée de particules, les plus vulnérables restent les conducteurs d’engins à deux et trois roues.

Un danger invisible pour la santé

« Respirer de l’air pollué est très dangereux pour la santé humaine », alerte le Pr Yacouba Toloba, chef du service de pneumologie au CHU du Point G. Il précise que les particules fines inhalées atteignent les poumons et peuvent provoquer des inflammations, bronchites, pneumonies ou d’autres maladies respiratoires chroniques.

Pour lui, il est essentiel que les usagers adoptent des mesures de protection adaptées.

Des solutions individuelles et collectives

Face à cette situation, certains usagers redoublent d’ingéniosité pour se protéger. Les automobilistes roulent vitres fermées, surtout dans les véhicules climatisés. Les conducteurs de motos et de tricycles, quant à eux, se couvrent le visage à l’aide de masques, de foulards ou de turbans. Le port du casque, au-delà de sa fonction sécuritaire, devient également un bouclier contre la poussière.

Par ailleurs, dans plusieurs quartiers, des jeunes volontaires s’organisent pour nettoyer les rues. Ces actions citoyennes, bien qu’encore insuffisantes à l’échelle de la ville, sont saluées par la population et soutenues par les autorités locales, qui s’efforcent également d’assainir certaines artères.

Que faire à plus grande échelle ?

Pour l’environnementaliste Soumaïla Cissé, la lutte contre la poussière doit s’inscrire dans une stratégie globale :

  • Entretenir régulièrement les routes,
  • Multiplier les espaces verts,
  • Intensifier la sensibilisation auprès des populations.

Ces mesures combinées pourraient significativement améliorer la qualité de l’air dans la capitale, et, par conséquent, la santé de ses habitants.

 

La rédaction Biosphère

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