Crédit photo Biosphère prise à la cérémonie de clôture de la formation sur la restauration de rue qui s’est tenue le vendredi 26 décembre à l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (ANSSA).
La cérémonie de clôture de la formation sur la restauration de rue s’est tenue ce vendredi 26 décembre à l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (ANSSA). Organisée par la FAO du 22 au 24 décembre 2025, elle a réuni une cinquantaine de restaurateurs, d’inspecteurs sanitaires et d’agents de contrôle, avec l’appui financier du Grand-Duché de Luxembourg.
Mis en œuvre au Sénégal, au Burkina Faso et au Mali, le projet vise à renforcer les capacités de réponse aux urgences liées à la sécurité sanitaire des aliments, tout en améliorant la qualité de l’alimentation de rue.
De la théorie à la pratique culinaire
La formation a combiné des enseignements théoriques et des exercices pratiques, mettant l’accent sur le lavage correct des mains, la conservation des aliments et le respect des normes d’hygiène.
Comme le dit l’adage bambara « kônôbara te ko » (« le ventre ne se lave point »), le formateur Sacko Mahamadou a insisté sur l’importance du lavage approprié des mains et du respect des règles de sécurité sanitaire des aliments, un message clairement compris par les participantes.
Des restaurateurs mieux outillés
Les participants ont salué les acquis de la formation. Madame Bocoum Thièdô Koïta a notamment souligné l’importance des nouvelles pratiques apprises, en particulier en matière de lavage des mains et de décongélation des aliments. Madame Haidara Fatoumata Sidibé, du restaurant Musso Dembé, a pour sa part évoqué un renforcement de ses compétences, depuis l’achat des matières premières jusqu’à la préparation des plats. Pour Madame Salimata Marra, de l’Association des restaurateurs du district de Bamako, cette formation apporte des innovations essentielles en matière d’hygiène et d’analyses sanitaires. Les participants se sont engagés à mettre en pratique les enseignements reçus.
En définitive, si « le ventre ne se lave pas », l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène en cuisine demeure indispensable pour garantir une alimentation saine et protéger la santé des populations.
La cérémonie de clôture a été marquée par une démonstration culinaire, suivie de la dégustation de plats locaux, dont le zamai (riz au gras), le fakouhoye et le nandji.
