photo prise sur la page de la primature du Mali

Crédit photo page facebook primature du Mali

C’est parti pour la 31e campagne de reboisement au Mali. Ce Samedi 26 juillet 2025, Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga a procédé à la plantation symbolique du premier arbre de cette édition à Sofa, dans la commune rurale de Dogodouman, à quelques kilomètres de Bamako. Acte qui lance officiellement cette initiative de plusieurs décennies de lutte contre le dérèglement climatique.

« Reboiser pour restaurer les terres et lutter contre la désertification », c’est le thème retenu pour la campagne nationale de cette année. Et pour freiner l’avancée du désert, les objectifs sont immenses pour cette édition.

La production de 41 384 716 plants, le reboisement de plus de 31 mille hectares de terres et la récupération d’environ 386 mille hectares de terres dégradées. C’est le cap visé par le ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable.

Le premier responsable dudit département, Mme Doumbia Mariam Tangara, affirme que « le reboisement peut et doit devenir un enjeu durable de résilience écologique, au service d’un développement harmonieux et équitable pour tous. »

« Chaque arbre planté aujourd’hui, est une promesse pour demain »

Une promesse de biodiversité, d’ombre, de pluie, « une promesse de vie tout simplement », souligne Docteur Oumar Tamboura, représentant du groupe thématique « Environnement et changement climatique » des partenaires techniques et financiers (PTF).

En plus de la volonté politique, docteur Tamboura insiste sur le changement profond de comportements et d’habitudes, afin de renforcer la lutte contre la déforestation et la dégradation des ressources naturelles. Il faut planter et entretenir plus d’arbres et en couper moins.

Des actions concrètes pour protéger l’environnement

Faut-il le rappeler, la campagne nationale de reboisement s’inscrit dans le cadre des multiples initiatives mises en œuvre par les autorités maliennes pour contribuer efficacement à la protection de l’environnement.

Le chef du gouvernement dans son intervention, alerte sur les graves conséquences de la déforestation. En plus de l’avancée du désert, la perte de biodiversité, la dégradation des terres, la déforestation produit des impacts négatifs sur la santé humaine. « Sans oublié les conséquences économiques liées au changement climatique», conclut le premier ministre.

À cette campagne s’ajoute plusieurs autres initiatives, notamment, le projet de la Grande Muraille Verte, le programme de restauration des terres dégradées, ainsi que de vastes opérations de reboisement à travers le pays.

Les défis du reboisement, des environnementalistes regrettent le manque de suivi

Il y a eu beaucoup d’initiatives pour protéger l’environnement. Mais selon des environnementalistes, il n’y a pas de réel suivi ni de véritable protection des arbres plantés. Pour Abdramane Sanogo, la responsabilité est partagée entre les autorités, les citoyens, et même les médias, notamment en ce qui concerne la sensibilisation à la protection et à la préservation de l’environnement, ainsi que des arbres déjà plantés.

M. Sanogo insiste également sur l’importance de ne pas oublier l’intérieur du pays, où il faudrait organiser de grandes opérations de reboisement. Il regrette que la majorité des activités soient concentrées à Bamako et dans ses environs. Il souligne enfin que la valorisation des déchets constitue également un levier essentiel dans la lutte contre la pollution de l’environnement.

À l’issue du lancement de la campagne, le chef du gouvernement a invité l’ensemble des Maliens à s’investir afin que l’édition 2025 soit une réussite. Il convient également de préciser que les autorités communales, notamment le chef de village de Dogodouman, le maire de la commune ainsi que plusieurs autres personnalités, ont pris part à cette cérémonie.

Rédaction Biosphère

1 thought on “Lutter contre la désertification grâce au reboisement : un pari difficile mais tenable

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