Cette image IA a été utilisée dans le but d'illustrer un article web qui parle d'un mois dédié à la santé masculine notamment sur la prévention du cancer de la prostate

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Le Mali fait face à une augmentation préoccupante des cas de cancer de la prostate. En 2020, 352 décès ont été enregistrés et plus de 1 000 nouveaux cas ont été recensés en 2022, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est dans ce contexte que la première édition de « Novembre Bleu«  a été officiellement lancée le mardi 11 novembre 2025 par la ministre de la Santé et du Développement social, Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré.

Placée sous le thème « le cancer de la prostate, un mal qui peut être guéri », cette campagne initiée par le Ministère de la Santé et du Développement Social en collaboration avec l’Office National de la Santé de la Reproduction (ONASR) vise à encourager la prévention et le dépistage précoce du cancer de la prostate à travers tout le pays.

Selon l’ONASR, les activités se dérouleront durant tout le mois de novembre et comprendront des séances de sensibilisation, des consultations gratuites ainsi que des dépistages dans plusieurs régions du Mali. L’objectif est de lever les tabous autour des cancers masculins et de promouvoir la culture du dépistage régulier chez les hommes.

Un cancer souvent curable lorsqu’il est détecté tôt

Les spécialistes rappellent que le cancer de la prostate est généralement curable lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce.

Les taux de survie à 5 ans peuvent atteindre 93 %, grâce à des options thérapeutiques telles que la chirurgie, la radiothérapie, l’hormonothérapie ou, dans certains cas, la surveillance active.
L’âge moyen des patients est de 71 ans, bien que des cas soient observés dès 54 ans.

Renforcer la prévention et le dépistage précoce

Lors du lancement, la ministre Assa Badiallo Touré a souligné que « comme toute autre pathologie, le cancer de la prostate détecté à temps peut être guéri. Le cancer n’est nullement une fatalité. »
Elle a également exhorté les hommes à se faire dépister régulièrement. « Nous devons accorder une attention particulière à cet acte de dépistage, plusieurs fois dans l’année, afin de nous mettre à l’abri de ce mal silencieux. »

Avec cette première édition de Novembre Bleu, les autorités sanitaires souhaitent promouvoir le diagnostic précoce et sensibiliser les hommes à l’importance d’un suivi médical régulier. Le mois de novembre devient ainsi un moment clé de mobilisation nationale pour réduire la mortalité liée au cancer de la prostate et renforcer le dialogue autour de la santé masculine.

Rappelons que le mois de Novembre Bleu a pris le relais pour mettre en lumière la santé masculine, après Octobre Rose, consacré à la santé féminine.

Djeneba Diallo

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