Image générée par IA illustrant une usine d'exploitation d'or au Mali

Image générée par IA d'une usine d'exploitation d'or.

L’État malien et la société canadienne Barrick Mining ont signé, ce lundi 24 novembre 2025, un protocole d’accord mettant fin à plus de deux ans de différend. Barrick accepte désormais de se conformer au Code minier de 2023 et prépare la reprise de ses activités avec l’appui de l’État. Les deux parties affirment leur volonté de travailler dans un cadre structuré, transparent et conforme aux réglementations en vigueur, afin d’assurer un fonctionnement stable et durable du complexe minier de Loulo-Gounkoto.

Le litige remonte à 2023, après un audit du secteur minier révélant la faiblesse des retombées pour l’État. Cela avait conduit à l’adoption d’un nouveau Code minier et d’une loi sur le contenu local, auxquels les sociétés minières devaient se conformer. La signature de ce protocole marque donc la reprise du dialogue et ouvre la voie au redémarrage progressif des activités de Barrick.

Dispositions de l’accord et retombées économiques

Selon le ministre des Mines, Pr Amadou Keita, l’accord prévoit la fin de toutes les procédures en cours. Ces procédures sont entre autres la levée de l’administration provisoire, la reprise complète des opérations de Barrick, la suspension des arbitrages devant le CIRDI et la libération des cadres de la société. Il précise également que les sociétés Loulo SA et Gounkoto SA migreront vers le Code minier de 2023, une évolution bénéfique tant pour l’État que pour l’entreprise.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseini Sanou, s’est félicité de l’accord, estimant qu’il mettra fin aux différends financiers, juridiques et environnementaux. Il prévoit que l’État gagnera environ 220 milliards de francs CFA par an grâce à ce nouveau cadre. Il assure que le gouvernement accompagnera Barrick pour garantir un partenariat équilibré et durable.

Barrick salue un dénouement positif

Mahamadou Samaké, directeur de Barrick Gold pour l’Afrique de l’Ouest, a exprimé sa grande satisfaction, saluant un partenaire « patient et conscient de ses intérêts » et soulignant la nécessité d’un temps d’adaptation pour mesurer pleinement les enjeux.

Le ministre Sanou a rappelé que le Mali souhaite rester un État juste, respectueux des textes et attractif pour les investissements directs étrangers, tout en veillant à un encadrement rigoureux.

Après la mise en œuvre des engagements convenus, Barrick Mining prévoit de reprendre ses activités dès janvier 2026 sur le site de Loulo-Gounkoto, l’une des plus grandes mines d’or d’Afrique de l’Ouest.

Rédaction Biosphère

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