Crédit photo Mohamed Cissé chargé com Fao. Elle a été prise le 7 mai 2026
Le Mali fait face à une forte dégradation de son couvert forestier. Selon un document sur les Produits forestiers non ligneux (PFNL) publié en 2017, plus de 500 000 hectares de forêts disparaissent chaque année sous l’effet des prélèvements intensifs de bois, des feux de brousse et des défrichements. Une situation largement liée à la forte dépendance des populations au bois-énergie. Pour freiner cette tendance, le projet d’appui aux initiatives d’alternatives au bois-énergie au Mali a été officiellement lancé ce jeudi 7 mai 2026 à Bamako.
Le Mali est un pays continental d’une superficie de 124 millions d’hectares, dont près de 60 % sont désertiques, 4 % constitués de forêts potentielles et 36 % utilisables pour l’agriculture et l’élevage. Son économie repose essentiellement sur l’exploitation des ressources naturelles à travers des systèmes de production familiale mixte.
Cette forte exploitation contribue progressivement à la dégradation des ressources forestières. À travers ce projet, les autorités et leurs partenaires souhaitent identifier des solutions durables capables de réduire la dépendance au bois-énergie.
Quelles régions sont concernées ?
Le projet ciblera quatre zones qui sont Bamako, Ségou, Kita et Sikasso. Son principal objectif est d’identifier et de promouvoir des alternatives efficaces au bois-énergie afin de réduire la pression exercée sur les forêts.
Les responsables du projet prévoient notamment la réalisation d’une étude sur les solutions énergétiques les plus adaptées aux réalités locales.
Une démarche participative
Les initiateurs du projet comptent impliquer l’ensemble des acteurs concernés dans le processus. Exploitants de bois, coopératives, huileries, boulangeries, ménages, ONG, services techniques et décideurs seront associés aux différentes étapes.
Cette approche participative doit permettre de mieux comprendre les besoins des populations et de favoriser l’adoption de solutions durables.
À terme, les résultats attendus devront servir à élaborer un programme national de promotion des alternatives au bois-énergie. Le projet ambitionne également de mobiliser davantage de ressources financières et de contribuer à l’adaptation des textes réglementaires liés à la gestion des ressources forestières.
Un projet soutenu par la FAO
La cérémonie de lancement s’est tenue à la Direction des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture, en présence du représentant du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, du représentant par intérim de la FAO au Mali ainsi que du représentant du Directeur général des Eaux et Forêts.
Financé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ce projet a été mis en place à la demande du gouvernement malien à travers le ministère de l’Environnement.
Cette rencontre a également marqué la tenue de la première session du comité de pilotage du projet. Les participants ont validé le plan de travail et le budget, tout en clarifiant les rôles des différentes parties prenantes pour assurer une mise en œuvre efficace des activités.
Par DJENEBA DIALLO
